Je suis à l’Université Libre de Bruxelles, en Belgique. Mon choix rêvé aurait été une destination dans un pays anglophone (Angleterre ou Etats-Unis) mais rien n’était proposé par l’IFP.
On m’avait beaucoup parlé de Bruxelles en me disant que c’était vraiment une ville agréable, que l’université avait une très bonne réputation et que même si on est voisin, c’était une culture différente. J’ai donc mis Bruxelles en premier choix, et je ne regrette pas du tout, sauf peut-être pour la pratique d’une langue étrangère. Mais en tant que capitale de l’Europe, il y a beaucoup d’occasion de parler d’autres langues, étant donné qu’il y a une grande partie de la population bruxelloise qui n’est pas francophone.
Bruxelles est une ville tellement agréable à vivre.
La première chose est que les loyers sont très abordables (vous me direz que comparé à Paris, ce n’est pas difficile !). Pour l’alimentaire par contre, c’est assez cher (je n’ai pas mangé de viande depuis 2 mois !) mais ils compensent ça avec le prix de la bière qui est indécemment cheap !!
Ici, les étudiants se mettent en « kot » (grosses colloc’), je suis donc dans une maison (il ne manque que le jardin pour faire le cliché « Wisteria Lane ») avec 7 autres « kokoteurs » : 2 autres français et 5 belges, et ça se passe vraiment bien, on est une petite famille. Le système des kots est quelque chose qui se fait beaucoup là-bas (les loyers sont forcément moins chers quand on est nombreux).
Mais je pense que ce qui me marque le plus ici est la gentillesse des gens : pas de serveurs désagréables, de gens de mauvaise humeur dans le métro, et même les voisins, lorsqu’on fait une soirée, nous envoient des textos pour nous souhaiter une bonne soirée et demandent si ils peuvent venir prendre un verre. Pour une parisienne pure souche c’est un choc : les gens peuvent être aimables, c’est incroyable!
La vie estudiantine en Belgique est bien particulière, et ça frappe dès les premiers jours. Le bizutage n’est pas interdit là bas, et je dirais plus, il est presque obligatoire ! En tant qu’Erasmus, j’ai heureusement pu y échapper mais pour la majorité des premières années, ils n’y coupent pas ! Ils doivent donc subir humiliations, beuveries et j’en passe pendant plus d’un mois pour pouvoir rentrer dans un cercle (celui de son cursus en général) et être baptisé pour pouvoir enfin porter la penne (sorte de casquette qu’ils ont interdiction de laver pendant toutes leurs études => on les sent à 15 mètres à la ronde !). La majorité, bien sur, échoue à leur première année mais selon eux, ils en sortent « grandit ». Je suis assez sceptique quant à cela, trouvant que les humiliations et traitements qu’ils subissent vont beaucoup trop loin (je garde ces petites anecdotes pour mon retour, c’est un peu trop trash pour être mis à l’écrit).
Mais cette tradition à quelques avantages, comme notamment ce qu’ils appellent les TD (bien sur pas la même signification que chez nous, ici ce sont les soirées étudiantes appelées « thés dansants »). Il faut en voir un pour comprendre : une sorte d’orgie belge à la bière dans un grand hangar ou on sort recouvert de bière (puisque la tradition est de jeter son verre à moitié plein dans la foule !). Je ne ferais pas ça toutes les semaines mais c’est assez drôle à voir ! Parce qu’une chose est sûre, les Belges sont d’énormes fêtards.
L’université, quant à elle, est assez cool : un grand campus (ça change de nos petites salles de Blaise Desgoffes), une immense bibliothèque, et le plus incroyable ; pas besoin de faire la queue pour y rentrer comme à la BSB ! L’accueil a été assez mouvementé puisque l’ULB était en pleine restructuration en passant tout sur Internet, donc j’ai eu quelques problèmes (1 mois pour avoir ma carte d’étudiant…) mais les gens chargés des Erasmus étaient vraiment adorables, faisaient tout pour nous aider, ce qui a rendu ces petits désagréments plus facile. Et un choc pour moi : l’administration est ouverte toute la journée (oui, oui pas le 10H-12H 14H-16H français) et ils font tout pour t’aider ! Encore une prise de conscience : l’administration est capable de travailler un minimum ici !
En ce qui concerne les cours, je n’ai pas eu tant de choix que ça, ne restant qu’un semestre, donc j’ai des cours bien, d’autres un peu moins. Par contre, la charge de travail est assez élevée (contrairement à ce que je pensais au début => je n’ai rien fait pendant 2 mois, et là c’est le rush, la prise de conscience qu’il faut quand même travailler, même en Erasmus, est là !).
La méthode de travail des Belges est assez différente de celle des Français par contre, j’ai l’impression qu’ils sont plus dans le par cœur que dans la réflexion (oui je vais me marrer pendant les examens !).
Se faire une cure de bière avant de partir, parce que si on n’aime pas ça ici, on est mal parti ! Et ne pas se mettre au boulot 2 mois après son arrivée !
Si vous avez l’occasion, partez en Erasmus, c’est une expérience incroyable et qu’on a la possibilité de faire qu’une fois !
Merci à Albane pour ses réponses !
Albane & CL.
Une ifpienne à Madrid ! → | ← Les dates des partiels du second semestre sont en ligne!