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Les Bons Plans

Un regard sur la Tauromachie

L'Été Dangereux d'Hemingway (1960)

Le président sort son mouchoir blanc, ils entrent tous. Trois sont sublimes, vêtus de leur habit de lumières encore immaculés. La soie du vêtement avec ses broderies or les font paraître presque divin dans l’arène sableuse. Ils avancent fièrement, eux qui vont se frotter à la mort. Six taureaux, deux pour chacun, les attendent impatients d’en découdre.

Puis vient l’heure du combat, il se déroule en trois phases (Tercio) : Le Tercio de pique, de banderilles et de mise à mort.

Le premier sert au torero à jauger son adversaire et permet aux picadors (toreros à cheval) de placer deux piques à la bête.
Le deuxième consiste à la pose de trois paires de banderilles (bâtons de 80 cm, dont le bout est un harpon).

Le troisième, appelé aussi faena de muleta est celui où le matador (littéralement tueur) prépare la mise à mort du taureau. Le matador effectue alors une série de passe pour contrôler son adversaire, l’amenant doucement vers l’estocade, l’acte final qui prouvera son courage et sa bravoure.

Voilà l’ambiance de l’été dangereux qu’Hemingway va s’employer à retranscrire dans son texte.

C’est l’affrontement de deux hommes, deux matadors au courage et au talent équivalent durant la temporada de 1959 : Louis Miguel Dominguín et Antonio Ordoñez.

Au départ cette œuvre est une commande du magazine américain Life qui devait faire environ 10 000 mots, il en envoya 120 000. Ce récit du mano a mano entre deux maestro est une occasion formidable pour le novice de se familiariser à la tauromachie, mais également un adieu d’Hemingway, puisque ce texte fut sa dernière publication avant son suicide en 1961.

À lire absolument !

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